Première réflexion sur l’alimentation

Le deuxième grand volet sur lequel il faut agir, selon moi, est l’alimentation. C’est un sujet qui est très volumineux à couvrir; il y a tout l’aspect de l’apport des aliments à notre corps, mais il y a un volet «culturel» à ne pas négliger. Je pense qu’après quelques billets vous commencez à voir un peu le concept derrière ma stratégie. Oui, on pose des actions directes et concrètes, mais il y a des habitudes bien ancrées sur lesquelles il est bénéfique de poser action aussi.

Comme je l’expliquais précédemment, c’était important de bien « comprendre ». J’ai dû prendre un temps d’arrêt, et prendre le temps de m’informer, avant d’établir une stratégie. Dans mon cas, le diabète et la haute pression (à ce moment là) 😉 impliquait que  des données supplémentaires seraient à considérer dans tout ce qu’on retrouve comme information.

Crédits : Francois Schnell

Crédits : Francois Schnell

Janvier 2015 : un peu de panique…

Repartons du point de départ si vous le permettez. Je vous épargne les détails de ma condition, mais rappelez-vous seulement de mon état d’esprit alors que je suis un peu désemparé, car mon taux de sucre dans le sang était beaucoup trop élevé malgré la prise de  Metformine.

Je dois ici passer aux aveux. Quand j’ai vu les résultats du glucomètre à la maison en janvier, « la panique a pris », et  j’ai arrêté de manger ou presque. Pour les premières 15 livres perdues, je n’ai que le mérite d’avoir jeûné ou presque. Je ne savais pas ce qui générait ce haut taux de sucre.  Alors j’ai tout coupé, sauf les protéines.

On est déjà pas mal santé à la maison.

J’ai été chef cuisiner pendant plusieurs années, et je considère qu’à la maison nous mangions déjà « santé » sans être extrémistes. Malgré ça, je pourrais écrire un livre complet sur ce que j’ai découvert dans la dernière année, concernant la chimie des aliments.

Donc, ok, go! On change l’alimentation…mais on change quoi?

  • Il n’y a jamais de sucreries, ni de malbouffe à la maison.
  • On cuisine à l’huile d’olive, et avec des aliments frais.
  • Il n’y a pratiquement pas d’aliments transformés chez-nous. Je fais presque tout moi-même.
  • On mange nos portions de tous les groupes alimentaires. On vénère déjà les légumes.
  • Je ne prends pratiquement pas d’alcool : quelques consommations par… année! Diabète oblige.
  • On a déjà coupé le sel partout depuis 3 ans… dès le diagnostic de haute pression. 😉
  • Je ne suis pas une « bibitte à sucre » du tout, mais j’en étais une « à sel ». Couper le sel…ça j’ai trouvé ça difficile! ;
  • J’avoue que les portions sans être grosses dépassaient un peu les normes du Guide canadien de l’alimentation, mais pas tant que ça.

Bref, on fait quoi?

Après avoir consulté une bonne nutritionniste, je suis tombé sur cet article qui est un peu devenu mon point de référence, une ligne directrice ( pour les plus « T.I. », une gouvernance ;-)).

Dans cet article, je trouve personnellement que l’on met l’accent sur les bonnes choses. Ce n’est pas tout de dire qu’il faut manger plus de légumes; il est tout aussi important de promouvoir le fait qu’il faut cuisiner. C’est tellement important!

La transformation des aliments a tellement un grand rôle à jouer dans tout ça. Pas seulement en comparaison avec la nourriture industrielle, mais aussi dans la simple cuisson…

Avant que je ne l’oublie, je vous recommande de consulter le site au complet, et pas seulement l’article. Il est bien fait, et on y retrouve de bonnes idées. Il fait partie de ma liste de lecture. 😉

Parlons un peu de la transformation

J’avais besoin de comprendre un peu, alors je me suis procuré quelques bouquins portant sur le sujet de l’indice glycémique, et la gestion des sucres dans l’alimentation. Certains volumes sur les régimes de type IG (Indice Glycémique) m’ont donné accès à des listes d’aliments, avec leur indice glycémique, et à des techniques et informations très intéressantes.

N’hésitez pas à lire plusieurs ouvrages, question de vous faire votre propre idée. Personnellement, je n’ai embarqué dans aucun régime, doctrine ou philosophie à proprement dit. J’en prends, et j’en laisse ici et là, pour me faire ma propre stratégie.

C’est de cette façon que j’ai découvert que la cuisson de certains légumes, comme la carotte, l’oignon et certains autres légumes, semble faire augmenter leur indice glycémique (ils deviennent plus « sucrés »).  Donc,  une simple transformation a des impacts auxquels on ne pense pas toujours. Je ne parle pas du processus industriel ici; la simple cuisson de certains aliments peut en altérer les propriétés.

Attention! Cuire n’est pas nécessairement mauvais, mais en comprenant ce principe, ça me permet de faire des choix en fonction de mon diabète. Je ne le dirai jamais assez, le diabète est une question de gestion, de contrôle sur sa glycémie avant tout.

Donc, j’ai choisi de ne plus faire cuire mes carottes, et la majorité des légumes. Ces choix  me permettent de profiter d’autres aliments, malgré ma condition. En coupant un peu de sucre ici et là, cela me permet de prendre plus de fruits, par exemple.

Rassurez-vous, ce n’est pas seulement en arrêtant de faire cuire mes légumes que mon taux de sucre est redevenu normal ;-). C’est une des actions qui m’ont tranquillement permis de réintégrer les fruits, et certains aliments plus sucrés, dans mon alimentation.

Le point 10, le dernier truc, de la page citée plus haut est très intéressant aussi « Cesser de tout vouloir contrôler»… On a le droit à des exceptions et de déroger à la grande règle. Tant qu’on en abuse pas et qu’on essaie de le faire avec les meilleures conditions.  Par exemple, il m’arrive encore de faire cuire certains légumes à l’occasion, mais je les cuits à la vapeur; je ne les fais pas bouillir. C’est plus simple, plus rapide, et on garde tout de l’aliment. 😉

En bout de piste, la transformation des aliments est un facteur important, je crois. Non seulement il n’y a pratiquement pas de produits transformés industriels à la maison, mais on va plus loin en tentant de rester le plus près possible de l’aliment à son état naturel. Transformer le moins possible commence à prendre un tout autre sens dans ma tête…

Une clé…une vision

Une des clés de ma réussite a été, pour moi, de prendre comme ligne directrice ces 10 grands conseils. C’est ce qui a guidé mon approche du défi en y ajoutant les restrictions liés à la glycémie élevée et la haute pression. C’était aussi de me bâtir un menu, et des habitudes, en tenant compte de mes objectifs et de ma condition.

Je dois avouer que le plaisir que j’ai à cuisiner m’aide beaucoup. J’ai œuvré longtemps dans les cuisines, et je prends encore plaisir à cuisiner. C’est un plus, tout comme prendre le temps de faire des recherches de menus.

Je me souviens d’un collègue de bureau qui disait faire attention à sa diète, et voulait perdre du poids. Il a ouvert le contenant de son lunch pour me faire découvrir des bâtonnets de carottes et de céleri, des morceaux de chou-fleur et…c’est tout. Eh…pour moi ça ne marcherait pas! lol Pourquoi pas un tartare de saumon sur un lit de légumes (crus ;-)) citronnés à la place?

Il faut que ce soit l’fun, souvenez-vous! Et il faut que ce soit bon, c’est important! 😉

Souvent aussi, ce qui fait peur avec le fait de cuisiner, c’est le temps que ça prend. On va creuser ça un peu plus dans les prochains billets. Je vous partagerai comment je gère ça, et comment, en 2 fois 3 heures par semaine, j’arrive faire notre bouffe pour la semaine. 😉

Image : Francois SchnellLicence

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